New-York on my own

En musique s’il vous plait, préparez-vous à danser cliquez ici

Vendredi soir, 20h00 embarquement dans un bus Greyhound en direction de Montréal puis la frontière américaine pour arriver le lendemain à 6h30 à New York ! Seule ! Une folie ? Certainement mais je suis contente de l’avoir faite !

C’est donc après une courte nuit que je débarque dans la Grande Pomme. Fatiguée ? Jamais ! Arriver en plein cœur de Manhattan, sortir sur la 5ème avenue et prendre Manhattan en pleine face. Des écrans partout, des lumières qui clignotent, un McDo avec des lumières clignotant, comme au cirque, des taxis jaunes, partout ! Comme une agression au réveil. Sac à dos, je commence à errer dans la ville, prenant la rue à gauche, puis à droite et boum, je me retrouve sur Broadway, que je commence à descendre pour arriver sur Times Square à 7h30. J’ai vu Times Square alors que la foule n’était pas arrivée et ça c’est un privilège.

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Mon impression sur New-York, plutôt Manhattan. C’est bondé, c’est immense, y’a des Starbucks et des touristes à chaque coin de rue. Comme une agression. Le vent s’engouffre entre les buildings et te glace dès que la température de l’air passe sous les 10 degrés. Ces immenses buildings aussi ne laissent pas passer la lumière, t’as froid, tu te les gèles en hiver. Stupide idée de construire de si hauts buildings. Stupide puisque regarder l’Empire State Building peut te donner un torticolis. New-York et ses buildings, New-York et ses touristes, comme à Paris. Finalement à Manhattan tu entends parler américain un peu mais surtout un mélange de toutes les autres langues !

Qu’est-ce que j’ai fait à New-York ?

Je suis allée voir la Statue de la Liberté, j’ai découvert son histoire, ce qu’elle représente, durant un beau dimanche et c’était cool. Ensuite, j’ai visité le musée de l’immigration d’Ellis Island, tout aussi intéressant en ces temps de « crise des migrants » en Europe. Je suis montée au Top of the Rock pour voir NY d’en haut. L’avantage de Top of the Rock par rapport à l’Empire State building c’est qu’on voit la ville d’en haut, on a une vue sur l’Empire State Building et on n’a pas à faire la queue de l’Empire.

Passer par Brooklyn fut un passage obligé pour sortir de cette immense fourmilière qu’est Manhattan. Passer par Brooklyn c’est passer au quartier, c’était comme quitter le centre-ville et retrouver une ambiance du village, alors qu’on est toujours dans New-York. Passer par Brooklyn c’était quitter toute cette agitation incessante propre à Manhattan. Passer par Brooklyn de nuit, c’est se balader entre entrepôts désaffectés, ateliers d’artistes, voitures brûlées, cafés, restaurants et street art. Brooklyn même si je n’y ai passé que deux petites heures à marcher dans ce quartier, accompagnée de mon guide Vincent avec son tour bien rodé, j’ai adoré. Si j’ai un jour la chance de revenir, Brooklyn sera sur ma liste. Le Queens aussi.

 Je suis bien sûre aussi allée à Central Park pour me balader au milieu des runners, des skiers à roulette, des marcheurs. Et je ne les envie pas. Certes, Central Park est un poumon vert au milieu de NY mais c’est vraiment pas une forêt où je prendrais plaisir à courir. Puis c’était direction la Gare centrale de Manhattan, ouais sympa mais sans plus. Enfin il a été temps de reprendre le bus lundi soir pour rentrer à Gatineau et y travailler le lendemain. Je ne sais pas par quel miracle j’ai pu accomplir cet exploit.

Pourquoi t’es allée à NY seule ?

Questions pertinente je dirais ! La vraie raison de ce voyage seule vers NY, c’était le concert de Parov Stelar le samedi soir. Oui Parov Stelar c’est un DJ accompagné de musiciens européens, qui jouent souvent en France et en Europe mais manque de bol je n’ai pas eu l’occasion de les y voir. J’étais à Ottawa, ils passaient à NY, je me suis dit que j’allais faire 900km seule en un week-end pour aller à ce concert. Normal. Personne ne souhaitait tenter l’aventure avec moi alors j’y suis allée seule. Sois t’embarques soit tu laisses passer le train. Carpe diem. Fais ce que tu veux. Vis. C’est ce que j’ai fait, et je vous conseille de vivre vos folies personnelles ! Qu’est-ce que c’était cool ce concert ! Je crois même que c’est celui où je me suis le plus éclatée de ma vie. Mieux que Muse, mieux que tout.

Comme certains vont se demander “Parov Stelar c’est quoi ?” Réponse : trop cool ! Voici un petit lien vidéo Parov Stelar à écouter sans modération.

Et puis NY seule, c’était grisant. J’étais libre, vraiment ! Je voulais me prouver à moi-même que je pouvais faire ce voyage seule, même si certains ont essayé de m’en dissuader (coucou Maman). Je crois que le surnom Idéfix me va vraiment très bien. Ce voyage c’était le mien. J’ai décidé pourquoi, quand, comment partir. Quoi faire à New-York j’étais libre. Partir seule ne m’a pas empêché de rencontrer du monde parmi les 8 millions de personnes que compte NY (plus les touristes comme moi). D’abord mon couchsurfer avec qui j’ai passé une grosse partie du week-end, puis un collègue de Sciences Po, puis des Croates émigrés à Boston venus assister au concert à New-York, puis des Autrichiens avec qui on a dansé comme des fous. Non vraiment, c’était méga cool, intense. J’avoue à la fin, j’avais envie de rentrer, de retrouver ma petite vie tranquille au Canada. Manhattan c’est fatiguant.

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Manhattan, comme une agression

L.L