I left my heart in San Francisco

Il m’a fallu 24h de bus (Greyhound) pour rejoindre San Francisco à partir de Vancouver ! Je ne compte plus. Je ne compte pas non plus les kilomètres depuis Ottawa. Comment vous raconter San Francisco… Ecoutez San Francisco de Maxime Le Forestier ou encore et plus représentatif San Francisco de Scott McKenzie.

Seau rouge, pont rouge

D’abord, il y a trois attractions touristiques principales : le Golden Gate, ah oui il est beau, il est grand et y’a beaucoup de monde dessus, fisherman’s wharf avec les Piers, dont le fameux Pier 39 avec les otaries (« sea lions »), ouais bon. Enfin, il  y a Lombard Street, rue la plus pentue de la ville, qui est donc construite en zigzag. Ouais. Pas ouf non plus. C’était la partie peu intéressante de San Francisco.

Ce qui est génial et ce que je retiendrai de San Francisco ce sont les rues extrêmement pentues, la gentillesse des gens, qui aussitôt ta carte de touriste sortie vont te demander où tu veux aller. Le style vestimentaire parfois complètement original, l’esprit de liberté qui règne dans la ville qui s’exprime par l’art de rue, les vêtements, marcher avec son/sa partenaire du même sexe sans que cela ne dérange personne, marcher tout nu dans la rue (véridique, vu dans le Castro district). Il y a un air de ressemblance avec le génial Camden Market de Londres.

  P1140153 San Francisco

P1140604 San Francisco

San Francisco, c’est un contraste entre les buildings modernes, souvent impersonnels que l’on retrouve dans toutes les villes du monde et les maisons de style victoriennes à 3 couleurs. On les appelle les Painted Ladies. Et c’est aussi la porte ouverte sur l’océan Pacifique, ses vagues et son écume bien particulière.

4 Painted Ladies

Comment ne pas évoquer le Mission Dolores Park, l’un des meilleurs parcs de la ville selon les dires des quelques personnes que j’ai pu y rencontrer. C’était incroyable tous ces gens chillant au soleil en attendant le début de la semaine, autour de leur bouteille de vin, de leurs bières, en fumant un peu d’herbe, assis autour de quelques groupes de musiciens improvisés. Ville de hippies vous m’avez dit, je ne sais pas comment on définirait les hippies actuelles donc je ne peux pas vous le confirmer mais ville de bon-vivants, de gens sympas qui profitent de la vie, de leur incroyable ville, de leur vivre-ensemble oui !

 Mission Dolores Park 6

Et puis partir seule (encore une fois) permet de faire des rencontres qui ont changé (un peu) mon regard sur mes priorités, mes envies. Dario, un couchsurfer habitant de San Francisco avec qui on a partagé non seulement un run dans les rues en pente, des verres de vin sur son rooftop (oh my God) à parler de voyages, littérature avec une tendance philosophique, photographies. Voyager seule rend ces rencontres plus faciles, puisqu’étant seule et sociable, le contact avec les gens se fait facilement. Voyager avec des amis c’est clair que c’est sympa, mais différent. Selon moi, c’est un peu moins grisant, moins excitant que de se dire « là je pars, je fais ce voyage parce que j’en ai envie, je le fais pour moi ». Il ne faut pas avoir peur de partir seul si on en a envie, en planifiant et en organisant ce n’est pas dangereux, même pour une femme. Ça va, j’ai fait New-York, San Francisco et Seattle, seule et puis, je vais bien. Et si personne ne se dévoue pour m’accompagner, ben je continuerai, j’ai déjà quelques envies sur ma liste ! Ensuite, en partant dans des villes comme ces grosses villes américaines, on n’est jamais vraiment seuls. Il y a des milliers, voire des millions d’habitants, pleins de voyageurs (souvent seuls aussi) dans les auberges de jeunesse, des milliers de Couchsurfers prêts à vous accueillir et, sauf quelques imbéciles, les gens ne sont pas toujours méchants, souvent même ils sont prêts à vous aider, je vous jure. Oui San Francisco était une folie, une folie raisonnée, une folie à peu près planifiée, que je suis encore très fière d’avoir réalisé. C’est grisant de partir seule à l’aventure, je recommencerai tant les expériences new-yorkaises et à San Francisco fut concluantes. C’est une certaine liberté, que je chéris.

P1140444 Rooftop

San Francisco, c’est aussi une ville de culture, une ville qui a son charme, dans l’architecture de ses différents quartiers : Mission district, quartier espagnol, où j’ai plus entendu parler espagnol qu’anglais. Castro District, quartier gay. North Beach district, quartier italien un peu, un joli meltingpot. A North Beach je suis entrée dans la librairie (« book store ») City Lights, qui est une librairie indépendante où le choix était très varié où j’ai failli craquer sur le livre d’Angela Davis, The Meaning of Freedom, and other difficult dialogues. Mais bon, lire les textes de Davis en anglais aurait surement été au-dessus de mes capacités actuelles en anglais. Un jour viendra !

City lights

Chinatown parle d’elle-même.San Francisco possède le plus grand et le plus vieux Chinatown d’Amérique du Nord. C’est encore plus impressionnant que de se promener dans celui de Vancouver, qui déjà m’avait paru immense.

P1140420 Chinatown

Vraiment, vous l’aurez compris, San Francisco c’était génial, c’était de belles découvertes, notamment celle du photographe Jordan Matter, auteur de la série Dancers among us, dont le cliché ci-dessus représente l’esprit qu’il peut régner dans le Castro district (quartier gay, animé, friendly, jeune, artistique).

Dancers Among Us San Francisco

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