Thanksgiving au parc Algonquin

Une semaine après, comment vous raconter mon week-end de Thanksgiving ? Mon premier Thanksgiving. Ici c’est vraiment une fête populaire, on la dénomme d’ailleurs “Action de Grâce” en québécois. Je vous avoue que je ne savais pas de quoi il s’agissait tant nous sommes habitués à parler du Thanksgiving américain.

Ecoute donc Simon and Garfunkel et détends toi.

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Notre char tout terrains

Nous sommes partis d’Ottawa avec un char des plus luxueux en direction de Bancroft, charmant village de 3000 habitants (ou 300 je ne sais pas). Il était 18h30, la nuit tombait doucement mais surement et une fois sortis d’Ottawa, on s’est retrouvés très vite errant entre les arbres, suivant la route et croisant les voitures d’en face roulant pleins-phares. Au bout d’une heure, on pouvait largement passer 50 km sans rien voir que la route et les voitures. Pas une maison, pas une station essence, pas de réseau. Cette sensation d’être seuls au milieu de la forêt sans rien, m’a un peu effrayé je dois vous avouer. Ou plutôt j’alternais entre « oh c’est trop bien, c’est fou, on est tous seuls » et « s’il nous arrive quoique ce soit on est dans la merde ». C’est le Canada. Le Canada des grands espaces, des lacs, des arbres, des élans et des ours, ça se mérite !

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On the road again, again

Finalement après 3h de route, une descente abrupte et pleine de trous pour notre berline blanche, on est arrivés à destination. Bancroft, West Diamond Lake Street (mais ça ressemblait plus à une road ou un trail). Misère pour arriver la porte du cottage alors que nous n’avions pas de lampe torche, juste la lumière de nos portables qui commençaient à nous lâcher les uns après les autres. Les cottages, ce n’est pas facile à braquer. On en a fait l’expérience. Bref on a mis 30 à rentrer dans notre cottage.

Sauf qu’après c’était la teuf avec toute la gang de Rennais expatriés à Toronto (plus un Suisse, coucou). La teuf, genre vraiment la teuf ! Puis le gros dodo.

Puis le réveil. Mais quel réveil ! Vous voulez voir le réveil. Matez donc une peu cette vue.

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Samedi : Sitôt le petit déjeuner avalé, sitôt la souris délogée de notre embarcation, sitôt embarquée sur le canoë et le Diamond Lake (ouais c’était le rêve). Le soleil, l’eau, le canoë, le vent frais, les couleurs des arbres, le Canadian dream. Chiller dans un cottage au bord d’un lac avec tes potes, c’est quelque chose à faire !

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Crédit photo JLR

Anecdotique, avec les motivées, on est allées courir un peu. On a pris un chemin de sanglier (coucou Floriane) et au bout de 5 minutes on arrive chez des gens. L’allée du jardin et le jardin étaient très graaaands. Tout comme les faisans qu’on a croisé (c’était presque de la taille d’une autruche, on n’aurait même pas pu le faire rentrer dans le four pour Thanskgiving).

[erreur sur la marchandise, ce n’étaient pas des faisans mais des dindons sauvages].

Dindons sauvages

Dimanche : réveil en fanfare pour aller au parc Provincial Algonquin. De la route, encore de la route. De belles couleurs à droite et à gauche, partout. Du vert, du jaune, du orange, du rouge.  Magnifique. Les routes canadiennes, ça vaut le coup. Enfin, arrivée au parc Algonquin, on se dirige vers le début d’un sentier de 6h (grosse estimation) mais il était déjà 14h30. On se résout donc à ne pas le faire en entier. Comment vous dire… Il faut que je parte en rando. J’ai d’ailleurs signé mon premier papier d’entrée sur un chemin de rando (prête pour le PCT Béné). Marcher dans une forêt, j’aime bien en France, je surkiffe au Canada. Je vous explique pourquoi.

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Marcher dans la forêt au Canada…

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Les couleurs de l’automne au Canada…

Arriver à la fin d’une montée au Canada c’est ça !

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A ce moment, tu te sens tellement insignifiant. Rien. Ou presque. 

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Retour au cottage, dernière soirée (déjà) avec les copains. Mais ce cottage ne nous avait pas dévoilé toutes ses surprises. Sortir dehors, monter sur le ponton, jeter un œil à l’eau et y voir des points scintillants c’est magique. Ces quelques points scintillants n’étaient que le reflet des étoiles sur la surface de l’eau. Bancroft, ce soir là c’était le calme, le retour aux choses si simples qui rendent heureux. La vie, la vraie, dans le fin fond du Canada. Heureusement pour vous, je n’ai pas de photo, vous allez donc avoir la chance de pouvoir en faire vous-même l’expérience.

Le Canada des villes c’est pas le Canada des parcs nationaux. Ottawa est très sympa comme ville mais partir s’exiler à Bancroft c’est une expérience, un voyage en lui-même. Gare au touriste étranger qui n’aura pas l’œil sur sa jauge d’essence. Aller dans son cottage aussi c’est une expérience de conduite, faut gérer la voiture qui passe dans des chemins accidentés, des descentes plus qu’abruptes. Je comprends le nombre pick-up, 4×4 que je vois un peu partout ici. Alors oui, j’ai flippé en voiture dans la nuit, je me suis fait tous les scénarios possibles mais du coup le week-end n’en fut que plus agréable. C’était une expérience canadienne, de sérénité, de quiétude, de couleurs toutes plus belles les unes que les autres.

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Les couleurs de l’automne. La beauté de la nature

Et pour ceux qui n’ont pas encore vu assez de couleurs, voici le lien vers mon album photo de mon année ICI !