Sports d’hiver, sports divers

Comme disait mon papa, dans « sports d’hiver », il y a le mot « hiver ». Je rajouterai que dans « sports divers » il y a le mot « divers ».

Vous vous demandiez pourquoi je ne donnais plus de nouvelles ? On ne s’inquiète pas, je vais bien, non je n’hiberne pas mais oui je suis occupée. J’ai calmé la cadence sur les voyages, le temps de prendre des forces mais surtout de profiter de Gatineau et de ses activités avant mon départ dans un mois.

Débarquer dans un pays étranger pour un stage de 6 mois, c’est bouleversant. Débarquer dans un pays où les températures passent dans le négatif dès décembre et s’accompagnent d’une épaisse couche de glace et de neige, ça perturbe le rythme de vie des sportifs.

Lorsque les entrainements d’athlé ont migré sous une piste couverte dès fin novembre et ce jusqu’à ce que je quitte le club (mars), ça a bouleversé mon petit équilibre où la course me permettait de me défouler de temps en temps.

Alors que faire avec cette neige et ces températures négatives ?

Les Canadiens s’adaptent (ou hibernent au choix).

Il y a les mordus du gym (la « salle de sport »), qui courent sur des tapis, soulèvent des poids, font de la zumba. Ouais c’est sympa mais les murs du gym ça va deux minutes.

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Piscine olympique de Gatineau

Il y a ceux qui aiment leur sport et quand celui-ci a lieu à l’intérieur c’est bien pratique : natation, hockey, sports collectifs d’intérieur, danse… Pas de problème pour continuer à pratiquer, chanceux ! J’ai choisi la natation, deux fois par semaine, dans une piscine olympique (50m). L’eau reste un peu fraîche au début mais on s’y fait. Et puis dehors, il fait trop froid !

Et puis il  y a les autres, les amoureux du plein air, ceux qui n’ont pas peur des températures négatives, ceux qui s’amusent avec cette neige. Je vous parle ici des skieurs de fond, skieurs alpins, raquetteurs, randonneurs d’hiver, patineurs du dimanche sur le Canal Rideau d’Ottawa (plus grande patinoire extérieure au monde), campeurs d’hiver… Oui oui je vous jure que ça existe. Au fond de moi, je fais un peu partie de ces sportifs-là. Hors de question pour moi d’aller m’entraîner avec l’athlé sur une piste intérieure pendant toute la durée de l’hiver ou sur un tapis dans un gym. NON !

SKI DE FOND

J’ai donc choisi le ski de fond. Enfin choisi pas vraiment, puisque l’un des événements organisé lors de mon stage, la Gatineau Loppet est une course de ski de fond. Je n’ai pas vraiment eu le choix que de m’y mettre.

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Ski de fond : pas facile

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A ceux qui disent que cela ressemble à la course, au cross, ça doit être pour cela qu’en anglais ski de fond est traduit par « cross-country skiing », je dis que je n’ai pas encore trouvé la technique puisque cela ne me fatigue pas outre mesure, mon rythme étant plus lent que lorsque je cours (true story). Le ski de fond, comme tout sport de glisse, comme tout sport tout court, cela s’apprend ! Je persévère puisque déjà dans un mois et demi, je ne reverrai plus la neige d’ici un bout de temps, alors j’en profite et j’irai skier cette après-midi ! Et puis, c’est folklorique de dire cela : « dimanche je vais skier ! », adieu les footings du dimanche, place au ski du dimanche. Adieu les chemins de sangliers, bonjour les sentiers d’orignaux.

 

SKI ALPIN

Après la découverte du ski de fond, j’ai eu l’occasion de rechausser les skis alpins avec Guy et sa famille à 30 minutes de là où j’habite (RECORD !). Hier, c’était direction le mont Edelweiss, ses 3 télésièges et 6 pistes. La première chose dépaysante outre les 30 minutes de trajet pour se retrouver sur les pistes, c’est le fait que le « mont » ne compte que quelques pistes (6), on en fait vite le tour, rien à voir avec nos 10h de route et 7 jours de ski annuels en France sur des domaines de 250km.

L’avantage d’être à 30 minutes des pistes, c’est que tu peux y aller le week-end ou en soirée, puisque le mont ferme à 10h (du soir !). C’est donc du ski nocturne ! Voilà la seconde nouveauté de mon ski au Canada. C’était malade, j’ai rarement skié avec si peu de monde sur les pistes, c’était fou, tellement cool. Le ski de soirée permet aux travailleurs, aux élèves, aux étudiants de venir skier après les cours avec leur école. Si étonnant que cela puisse nous paraitre, nous Français mais beaucoup de skieurs alpins ne viennent pas des Rocheuses mais du Québec, parce qu’il y a des « montagnes » au Québec (Mont-Tremblant dans les Laurentides, Mont Sainte-Anne et d’autres…). Je commence à être persuadée qu’il fait vraiment bon vivre au Québec.

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Expérience de ski alpin canadienne

Allez, je vais skier !

Beck

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